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PlayStation 2, Raspberry Pi et lecteur DVD HS

Ou comment continuer d'exploiter sa PS2 quand le lecteur a l'affreuse tendance à rayer les disques.

TL;DR (Trop long, flemme de lire) : FreeMCBoot + OPL OpenPS2Loader + partage SMB/Samba/CIFS sur le Raspberry Pi branché en ethernet sur la PS2.

Remarques

La rédaction de cet article a démarré fin mai début juin 2021, pour publication fin octobre. Il se peut que des choses aient changés, notamment côté raspbian/armbian ou OPL. Ne pas prendre cet article tel quel, veuillez garder un aspect critique/le considérer comme n'étant plus à jour.

La version d'Open PS2 Loader utilisée ici est la version 1.2.0-Beta-DB_all-2158-f8228f2-2021-09-21

Contexte

J'ai installé FreeMCBoot il y a quelques années1 sur la console, essentiellement pour pouvoir exploiter le swap magic sans disque swap magic, pour pouvoir jouer aux jeux imports (et jamais sortis en Europe).

Ça fonctionne bien (très bien, même), mais depuis quelques temps, certains jeux ne passent plus, ou plantent sans raison.

En retournant les disque, je ne put que constater l'horreur.

Deux grosses rayures circulaires, exactement au même endroit, sur plusieurs disques, aussi bien PS1 que PS2.

Voilà qui explique pourquoi il n'est plus possible de jouer à ces jeux.

FreeMCBoot

FreeMCBoot est une méthode de modification logicielle (softmod) de la Playstation 2, s'installant sur une carte mémoire, et permettant d'exécuter du code non signé depuis la console, sans modification matérielle. La principale contrainte de FreeMCBoot, c'est qu'il faut une console modifiée (logiciel ou matériel) pour pouvoir l'installer (problème de l'œuf et de la poule).

Ayant profité d'un démontage de la console pour changer la pile CR2032 dans le passé, j'en avais profité pour installer FreeMCBoot sur une carte mémoire (remplacée depuis), via l'exploitation d'un bug sur le jeu 007 espion pour cible.

Divers homebrews ont été développés, notamment pour pouvoir lancer les backups depuis un disque branché en USB (méthode déconseillée, à cause de la lenteur d'accès, c'est de l'USB 1), ou via un partage réseau SMB/CIFS.

Je n'entrerai pas dans les détails sur comment préparer la carte mémoire/FreeMCBoot, c'est documenté un peu partout ; et il y a même des carte-mémoire avec FreeMCBoot déjà installé en vente, mais attention aux arnaques possibles.

Prérequis

Matériel requis :

  • Un lecteur de carte SD/MicroSD2 (avec ou sans adaptateur) ;
  • Une micro SD vierge, neuve de préférence ;
  • Un Raspberry Pi et un câble ethernet ;
  • Une connexion Internet ;
  • Un lecteur DVD sur le PC.

Pour le Raspberry PI, peu importe le modèle, vu que l'on utilisera que le service Samba (partage de fichiers) et isd dhcpcd (serveur dhcp). Éviter toutefois le Pi Zéro, car on aura besoin d'un port Ethernet. C'est faisable avec, mais il faut dans ce cas un adaptateur USB-OTG et une interface USB-Ethernet.

Installation côté Raspberry Pi

Comme on veut un système minimaliste, on ne va pas installer directement raspbian-desktop ou noobs. À la place, on va utiliser raspberrypi-ua-netinst pour installer raspbian avec le moins de trucs possibles.

Note

En fait, il existe des distribution GNU/Linux pour ARM nettement plus légères, mais j'ai choisi la facilité avec Raspbian.

Télécharger la dernière version (release) sur github, https://github.com/FooDeas/raspberrypi-ua-netinst/releases ; notamment l'une des images compressée en xz.

Lors de la rédaction de cet article, la dernière version fut raspberrypi-ua-netinst-v2.4.0.img.xz. Il faudra remplacer le nom de fichier dans les exemples suivants par le nom du fichier réellement téléchargé.

Une fois l'image disque téléchargée, décompresser cette image.

Sous GNU/Linux, en ligne de commande (ou alors, passez par votre outil de gestion de fichiers compressé favori).

Pour le format xz :

xz -d raspberrypi-ua-netinst-v2.4.0.img.xz

Pour le format bz2 :

bunzip2 raspberrypi-ua-netinst-v2.4.0.img.bz2

Sous Windows

Pas besoin de se prendre la tête, 7-zip3 gère ces formats.

Flasher la micro SD soit via UNetbootin (ou équivalent), soit via la commande dd :

Note

Faire attention à la destination. Ne pas hésiter à vérifier avec la commande lsblk pour vérifier que c'est le bon lecteur et le bon périphérique qui sera flashé. Ici, la moindre erreur entrainera au mieux la perte de données, au pire, rendra le PC inopérable et irrécupérable (réinstallation complète obligatoire).

Pour moi (vérifié et confirmé à plusieurs reprises), c'est /dev/sdb1.

sudo dd if=raspberrypi-ua-netinst-git-caf7423.img of=/dev/sdb status=progress

Quelques instants plus tard (une fois que le lecteur a fini de clignoter), éjecter et réinsérer la micro SD dans le lecteur.

Si la capacité indiquée est de 135 Mo (environ), pas de panique, c'est normal. À la racine se trouvent les différents fichiers pour les différentes version du Raspberry Pi.

Aller dans le répertoire raspberrypi-ua-netinst/config, et ouvrir le fichier installer-config.txt avec un éditeur de texte (notepad, geany, gedit…). Pas un logiciel de traitement de texte comme MS-Word ou LibreOffice Writer.

À la fin du fichier, ajouter les lignes suivantes :

packages=nano,samba
timezone=Europe/Paris
keyboard_layout=fr
system_default_locale=fr_FR.UTF-8

Enregistrer, fermer le fichier, et éjecter (proprement) la micro SD.

Insérer la carte dans le Raspberry Pi, brancher le réseau (accès Internet), brancher le Raspberry pi et patienter. L'installation se fait automatiquement.

Note

il est p̶o̶s̶s̶i̶b̶l̶e̶ recommandé de brancher un écran pour surveiller l'avancement de l'installation.

Note

Si au bout de 5 minutes, l'écran reste sur la palette arc-en-ciel, que les voyants de la carte réseau ne s'allument pas, et le système n'a pas démarré, débrancher le raspberry pi, retirer la micro SD et flasher une autre version de raspberrypi-ua-netinst. J'ai eu ce problème avec la toute dernière version -git, et aucun problème avec la version 2.4.0.

Compter une vingtaine de minutes, en fonction du type de connexion.

Une fois l'installation terminée, le système redémarre, et l'écran affiche simplement :

Raspbian GNU/Linux 10 pi tty1
pi login:

Se connecter au Raspberry (soit en branchant un clavier, soit via ssh, utilisez votre routeur pour trouver l'adresse IP du raspberry pi).

login: root password: raspbian

Configuration de Samba

Créer un répertoire /export/ps2

mkdir -p /export/ps2

Attribuer les droits 777 à ce répertoire.

chmod 777 /export/ps2

Éditer le fichier /etc/samba/smb.conf avec nano

nano /etc/samba/smb.conf

Laisser les paramètres par défaut (ils sont censé être corrects)

À la fin du fichier, ajouter les lignes suivantes :

[jeux]
path = /export/ps2
guest ok = yes
guest only = no
read only = no
browseable = yes
inherit acls = no
inherit permissions = no
ea support = no
store dos attributes = no
vfs objects =
printable = no
create mask = 0777
force create mode = 0777
directory mask = 0777
force directory mode = 0778
hide special files = yes
follow symlinks = yes
hide dot files = no
public = yes
writable = yes

Pour enregistrer et sortir, appuyer sur les touches Contrôle et X Confirmer l'écriture avec O, puis Entrée

Configuration du réseau

Là, il va falloir ruser. En effet, comme on veut pouvoir brancher le raspberry pi sur le réseau local pour accéder au partage smb pour y écrire des fichiers, et que le raspberry pi doit également fonctionner en mode autonome une fois branché sur la console ;on va définir une IPv4 Fixe.

Chez moi, le Raspberry Pi a l'adresse IPv4 192.168.10.35, et la passerelle (routeur) a l'adresse 192.168.10.254.

Avis

Remplacer 192.168.10.35 et 192.168.10.254 par les valeurs que vous avez chez vous !

Si vous ne connaissez pas les valeurs, taper les commandes suivantes :

ip -4 a

Sous eth0, à droite de inet, l'adresse IP du Raspberry Pi est affichée, comme ceci :

root@pi:~# ip -4 a
1: lo: <LOOPBACK,UP,LOWER_UP> mtu 65536 qdisc noqueue state UNKNOWN group default qlen 1000
        inet 127.0.0.1/8 scope host lo
        valid_lft forever preferred_lft forever
2: eth0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc pfifo_fast state UP group default qlen 1000
        inet 192.168.10.35/24 brd 192.168.10.255 scope global dynamic eth0
        valid_lft 42409sec preferred_lft 42409sec
root@pi:~#

Ici, c'est bien 192.168.10.35.

Pour la passerelle, taper simplement :

route

À droite de default, sous Passerelle, l'adresse IP de la passerelle est affichée, comme ceci :

root@pi:~# route
Table de routage IP du noyau
Destination     Passerelle      Genmask         Indic Metric Ref    Use Iface
default         192.168.10.254  0.0.0.0         UG    0      0        0 eth0
192.168.10.0    0.0.0.0         255.255.255.0   U     0      0        0 eth0
root@pi:~#

C'est bien 192.168.10.254.

Noter aussi la valeur de genmask : 255.255.255.0. On en aura également besoin.

Éditer le fichier /etc/network/interfaces avec nano.

Remplacer

iface eth0 inet dhcp

par

iface eth0 inet static

Puis ajouter en dessous

address 192.168.10.35
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.10.254

Remplacer les valeurs address par l'adresse IP du Raspberry Pi, netmask par le masque trouvé plus haut sous genmask, et gateway par l'adresse IP de la passerelle.

Au final, le fichier devrait ressembler à ça :

# interfaces(5) file used by ifup(8) and ifdown(8)
# Include files from /etc/network/interfaces.d:
source-directory /etc/network/interfaces.d
auto lo
iface lo inet loopback

allow-hotplug eth0
iface eth0 inet static
address 192.168.10.35
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.10.254

Redémarrer le Raspberry Pi pour que toutes les modifications soient prises en compte.

reboot

Le Raspberry Pi a redémarré ? Pas de problème de réseau ? On peut continuer.

Copie des images disque

Préparation

Blablabla taxe copie privée, blablabla piratage, c’est mal, blablabla image disque, blablabla, iso.

Avis

Pour ce qui va suivre, malheureusement, c’est uniquement sous Windows. Les outils utilisés n’existent pas tel quel sous GNU/Linux4.

Il nous faut OPL Manager, disponible sur https://oplmanager.com/site/

L’installer dans C:JeuxPS2OPLManager (par exemple)

Monter le partage PS2 du Raspberry Pi sur le lecteur Z: (ou autre lecteur disponible.)

Ici, le « Dossier » est \192.168.10.35jeux

Note

Remplacer l’adresse IP par celle du Raspberry Pi.

Démarrer OPL Manager.

À l’écran « Changer la langue », sélectionner « Français (French) ». Cliquer sur « Sauvegarder ».

Décocher la case « [ ] Vérifier si des mises à jour sont disponible au d », puis cliquer sur « Sauvegarde ».

Dans la fenêtre « Changer Mode / Dossier OPL », laisser le mode sur « Normal (iso + ul.cfg) ».

Dans « Paramètres normaux », cliquer sur le bouton « Parcourir », déplier le nœud « Ce PC », et sélectionner « jeux (\192.168.10.35) (Z:) ».

Cliquer sur le bouton « Sauvegarde ».

Le message « Aucun dossier CD ou DVD ou ART trouvé dans le dossier OPL sélectionné…  » apparaît. C’est normal. On peut l’ignorer en cliquant sur le bouton « OK ».

Une fenêtre vide avec les boutons « Oui » et « Non » apparaît. Normalement, le message « Les dossiers CD, DVD, ART… n’ont pas été trouvés. Voulez-vous les créer » aurait du apparaître. C’est un bogue connu. Cliquer simplement sur le bouton « Oui ».

Ouvrir l’explorateur Windows, ouvrir le dossier partagé, et vérifier que les dossiers APPS, ART, CD, … ont bien été créés.

On peut maintenant installer les jeux.

Copie

Insérer un disque de jeu PlayStation 2 dans le lecteur DVD du PC, puis cliquer dans le menu « Outil » -> « Disque / Convertir en ISO ».

La fenêtre suivante apparaît :

Laisser sélectionné (ou sélectionner) le mode « CD/DVD -> ISO », vérifier que le jeu est bien reconnu (ici, Gradius V, Game ID SLES_520.95).

Cliquer sur le bouton « Parcourir », la fenêtre « Enregistrer sous » s’affiche. Vérifier que le chemin correspond bien au partage réseau du Raspberry Pi.

Ici, comme le jeu est au format CD-ROM (538 Mo), on va l’enregistrer dans le dossier « CD ».

S’il s’agissait d’un jeu au format DVD (1,2 Go par exemple), il faudrait l’enregistrer dans le dossier « DVD ».

Laisser le nom par défaut, ici "SLES_520.95.GRADIUS V.iso", et cliquer sur le bouton « Enregistrer ».

Cliquer enfin sur le bouton « Démarrer » pour lancer la copie.

Copie en cours…

Une fois terminé, le message suivant apparaît : « Iso créé avec succès ! ».

Cliquer sur le bouton « OK », et fermer la fenêtre « CD/DVD/Image vers ISO », en cliquant sur la croix en haut à droite de la fenêtre.

Retirer le disque du lecteur DVD.

Note

un autre jeu peut être copié. Répéter les opérations.

Dans le menu Fichier, cliquer sur « Rafraichir la liste ».

Note

Parfois, OPL Manager ne voit pas la liste des jeux. Fermer l’application et la relancer.

Le jeu apparaît dans la liste.

Modifier CFG

Ce bouton sert à modifier certains paramètres pour OPL (côté console). En effet, certains jeux nécessitent des hacks ou bidouilles pour fonctionner. C’est ce qui est appelé ici Mode.

Pour paramétrer correctement certains jeux, il faut consulter la liste de compatibilité, vérifier l’absence de problèmes connus (comme pour Gradius V) ou pas (Gran Turismo 4 est assez récalcitrant).

Liste de compatibilité :

https://www.ps2-home.com/forum/page/opl-game-compatibility-list

Liste des modes de compatibilité :

https://www.ps2-home.com/forum/app.php/page/opl_modes

En résumé, la plupart des modes activés sont les modes 2 (lecture synchrone) ou 6 (désactivation de l'IGR5)

Note

Avant de remettre en cause OPL ou le mode de compatibilité, ne pas hésiter à vérifier si le dump effectué est correct, notamment en vérifiant la somme de ccontrôle de l'image avec une source fiable, comme redump http://redump.org/

Artworks

OPL Manager permet le téléchargement des ressources, images, couvertures et autres depuis Internet. Ça serait dommage de gérer ça à la main.

Dans le menu « Actions en lots », cliquer sur « Téléchargement de ART ».

Cocher/décocher les cases suivant ses préférences6.

Cliquer sur le bouton « Démarrer », situé sous les cases à cocher.

Au bout de quelques instants, un message indiquant que l’opération a été effectué apparaît.

Cliquer sur le bouton « OK », puis fermer la fenêtre.

Fermer OPL Manager. On a fini avec.

Côté Playstation 2

Parmi les homebrews installés avec FreeMCBoot, on trouve généralement OPL Open PS2 Loader. Parfois pas. Ou alors, pas à jour. Il faudra alors l'installer.

Installation de Open PS2 Loader

Note

Une clé USB sera nécessaire. J'utilise une vieille clé USB de 250 Mo, formatée en FAT32.

Avis

La clé doit être absolument formatée en FAT32/MBR, et non en ExFAT/NTFS/GPT. La clé USB ne serait pas reconnue.

Télécharger la dernière version d'Open PS2 Loader sur https://www.ps2-home.com/forum/viewtopic.php?f=83&t=3&p=47460#p47460

La version lors de la rédaction de l'article fut : OPNPS2LD-v1.2.0-Beta-DB_all-2158-f8228f2-2021-09-21.zip

Extraire l'archive zip, créer un répertoire APPS sur la clé USB, et copier le répertoire OPL dans ce répertoire APPS.

Brancher la clé USB dans l'un des ports de libre sur la console, brancher le Raspberry Pi sur le port ethernet de la console, brancher le reste (carte mémoire contenant FreeMCBoot, une manette, un câble vidéo, l'alimentation du Raspberry Pi sur une alimentation externe.

Avis

Ne pas brancher le Raspberry Pi sur un port USB de la PS2, la console ne sort que 500 mA, ce qui est insuffisant pour alimenter correctement la carte saveur framboise.

Démarrer la console, puis lancer Free MCBOOT Configurator.

Appuyer sur Croix (de la manette)

L'interface de configuration de FreeMCBoot est alors affiché.

Descendre jusqu'à "Configure OSDSYS PATH...". Appuyer sur Croix

Aller sur Configure Item, puis faire défiler avec les flèches gauche-droite et soit sélectionner un emplacement libre, soit une intreée inutilisée comme HDD Loader. Appuyer sur Croix.

Si nécessaire, changer le nom en OPL Loader (ou tout autre nom de votre choix).

Il nous faut maintenant sélectionner le chemin vers Open PS2 Loader. Sélectionner "Path1:" et appuyer sur Croix.

Sélectionner "mass:/"

Aller dans APPS/OPL/ et sélectionner OPNPS2LD.ELF avec Croix

Si tout va bien, les paramètres devraient ressembler à ça :

Sélectionner "Return" et appuyer sur Croix

Descendre également et sélectionner "Return".

Sélectionner maintenant "Save CNF to MC0" et appuyer sur Croix. Cela enregistrera la configuration sur la carte mémoire 1 (celle de gauche). La carte mémoire 2 est appelée MC1.

Le message "Saved mc0:/SYS-CONF/FREEMCB.CNF" devrait apparaître en haut de l'écran, en rouge.

Une fois la sauvegarde effectuée, sélectionner Exit, puis appuyer sur Croix.

La console redémarre automatiquement.

Une fois sur le menu (OSDSYS) de la PlayStation 2, sélectionner OPL Loader (ou le nom que vous avez saisi plus haut) et appuyer sur Croix (ou Rond, en fonction de la région de la console) pour lancer Open PS2 Loader.

Au bout de quelques instants, l'écran OPL Open PS2 Loader apparaît.

On arrive alors sur cet écran.

Configuration de Open PS2 Loader

Aller dans "Settings".

Si nécessaire, changer le chemin dans "IGR Path".

Note

IGR = In Game Reset, autrement dit, un appui sur L1 + R1 + L2 + R2 + SELECT + START arrête le jeu et lance ce qui est spécifié ici. Comme on veut revenir sur Open PS2 Loader, il faut spécifier son chemin. C'est simple, il s'agit du même chemin que celui spécifié dans Free MCBoot Configurator.

Avis

Une erreur dans le chemin = retour sur OSDSYS dans le pire des cas.

Mettre "HDD Device Start Mode" sur "OFF", "ETH Device Start Mode" sur "Auto", et sélectionner "Default Menu" sur "ETH Games".

Descendre sur "OK", et appuyer sur Croix.

Aller sur "Save Changes" et appuyer sur Croix, pour sauvegarder les paramètres.

Note

Pensez à sauvegarder systématiquement les paramètres au fur et à mesure de la configuration.

Avis

Si un paramètre est erroné et qu'il n'est plus possible de lancer Open PS2 Loader, brancher la clef USB sur un ordinateur, aller dans "APPS/OPL", et renommer ou supprimer le fichier "conf_opl.cfg". Ce fichier contient la configuration de Open PS2 Loader.

Aller ensuite dans "Display Settings".

Changer si besoin la résolution vidéo qui sera utilisée pour Open PS2 Loader. Ici, j'ai sélectionné HDTV 1280x720p @60 Hz 16 bit (HIRES).

Note

Ma PS2 Slim est branchée sur un OSSC (Open Source Scan Converter) ou sur un GBS 8220 moddé GBS Control en YPbPr/Composante/RCA vert rouge bleu. Ces deux interfaces acceptent ce format vidéo sans aucun problème. Ce n'est pas forcément le cas de tous les écrans, notamment cathodique.

Aller sur "OK" et sauvegarder si nécessaire. Ne pas hésiter à redémarrer la console et relancer Open PS2 Loader et vérifier que les paramètres vidéo sont bons.

On arrive au bout. Aller dans "Network Settings"

Laisser "Advanced Options" sur OFF.

Configurer ensuite le réseau -PS2- (la console donc) comme suit :

  • "IP Address Type": "Static" ;
  • "IP Address": "192.168.10.10" ;
  • "Mask": "255.255.255.0" ;
  • "Gateway": "192.168.10.254" ;
  • "DNS Server": "192.168.10.13".

Note

Changer 192.168.10.* par les paramètres réseau que vous avez. Revenir sur la section [Configuration du réseau] si nécessaire.

Note

En général la passerelle (Gateway), plus couramment appelé (machin)Box, sert de serveur DNS. Dans mon cas, c'est un serveur sur mon réseau local qui s'en occupe (PiHole).

Enfin, on arrive sur la configuration du serveur SMB (- SMB Server -)

  • "Address Type": "IP" ;
  • "Address": "192.168.10.35" ;
  • "Port": "445"
  • "Share": "Jeux"
  • "User": laisser sur "<not set>"
  • "Password": laisser sur "<not set>"

Note

Dans Address et dans Share, utiliser les paramètres qui ont été définis dans Samba, et qui ont servi pour la copie des images depuis Windows.

Aller sur "OK", puis enregistrer.

Depuis l'écran présentant tous les paramètres, appuyer sur Rond (Games List)

Après quelques instants (le logo OPL devrait clignoter en bas à droite), la liste des jeux apparaît.

Sélectionner le jeu à lancer, et appuyer sur Croix.

Note

  • Pour revenir au menu précédent, appuyer sur Start (Menu).
  • Pour lancer un jeu, appuyer sur Croix (Run).
  • Pour afficher les informations, appuyer sur Carré (Info).

** Si nécessaire (en fonction des jeux et des problèmes de compatibilité), il faudra aller dans les Options, via le bouton Triangle (Options). Se référer au site https://www.ps2-home.com/forum/page/opl-game-compatibility-list et appliquer les corrections (notamment activer les modes).

Note

Dans les options et dans la liste de compatibilité, "VMC" sera mentionné. VMC signifie Virtual Memory Card. Cela permet de créer une carte mémoire virtuelle, soit commune à tous les jeux, soit pour chaque jeu. Tous les jeux ne sont pas compatibles VMC, vérifier la compatibilité avant d'activer cette option dans les options du jeu. Si l'option VMC est désactivée, les carte-mémoires physiques fonctionneront normalement.

Un checksum est vérifié, puis le jeu est lancé.

Note

L'écran peut clignoter en bleu, en vert ou en magenta. Ne pas s'en inquiéter.

Logo PlayStation 2 s'affichant au lancement d'un jeu.

Démarrage de Gradius V. Sélection du format vidéo (PAL ou NTSC).

Écran titre

Menu du jeu.

Pour sortir du jeu et revenir sur Open PS2 Loader, soit appuyer sur L1 + R1 + L2 + R2 + SELECT + START, soit redémarrer la console en appuyant sur le bouton "Reset" puis relancer Open PS2 Loader depuis le menu/OSDSYS.

Conclusion

Un peu long à mettre en place, quelques pièges possible au niveau réseau, mais au final, parfaitement fonctionnel.

Je n'ai pas parlé du lancement des jeux PS1, il faudrait un article à lui tout seul pour cela. Je ne pense pas l'écrire, c'est relativement compliqué à mettre en place. Nettement plus compliqué que pour les jeux PS2.

Les jeux pouvant avoir une taille assez conséquente (DVD9), une petite carte micro SD de 16 ou 32 Go sera très vite remplie. Ne pas hésiter à utiliser une carte de plus grande capacité si nécessaire.

Note

On peut très bien utiliser un NAS à la place d'un Raspberry Pi. Il faudra alors brancher la PlayStation 2 sur le même réseau local que le NAS, et modifier les paramètres réseau - SMB Server - dans Open PS2 Loader, et y mettre ce qui correspond au NAS. Toute la partie installation/configuration du Raspberry Pi sera alors inutile :)

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  1. https://blog.chibi-nah.fr/bon-ca-c-est-fait
  2. J'utilise un lecteur universel Hama (USB 2.0 Card Reader 35 in 1).
  3. https://www.7-zip.org/
  4. Pour être franc, en fait, je n’ai même pas cherché
  5. In Game Reset ; un appui sur L1 + R1 + L2 + R2 + Select + Start provoque le redémarrage de la Playstation 2.
  6. je coche tout, sauf les cases « Remplacer s’il(s) existe(s) »